Sur les flancs historiques de Düzce, les voix anciennes gravées dans les pierres de Konuralp, qui s’étendent de l’époque romaine à l’Empire ottoman, ont cette fois résonné à travers le langage magique du cinéma. Organisé pour la première fois du 15 au 18 mai 2025, le Festival international du film de Konuralp n’était pas seulement une rencontre cinématographique ; c’était un voyage intemporel où passé et présent, culture et art, silence et poésie visuelle se sont rencontrés.
🎞 Un voyage touchant le thème et le but : « Imagine, Filme, Regarde à Düzce »
Le festival a positionné le cinéma non seulement comme un moyen d’expression, mais aussi comme un porteur de mémoire. Le slogan « Imagine, Filme, Regarde à Düzce » n’était pas seulement un appel aux artistes, mais aussi une responsabilité : capturer la voix, le souffle et la profondeur de ces terres. Les concours, organisés en trois catégories principales — Film de fiction, Film documentaire et Soutien à la production — ont mis en lumière différentes facettes du cinéma. En particulier, la section « Soutien à la production » reflétait concrètement la vision de découvrir le potentiel local et de nourrir la création depuis le territoire.

Avec la désignation de l’année 2025 comme « Année de la Famille », le festival a manifesté une sensibilité particulière à ce thème. La récompense spéciale de 60 000 TL, attribuée par la préfecture, a été décernée à un film qui considérait la famille non seulement comme un thème, mais aussi comme une pierre angulaire fondamentale dans la quête de sens de l’être humain. Ce geste puissant rappelait que le cinéma n’est pas seulement un divertissement, mais aussi un acteur clé dans la construction de la mémoire collective.
🌍 Des vagues visuelles de 81 pays jusqu’à Düzce
Les battements du cœur du cinéma mondial se sont faits sentir cette année à Düzce. Pas moins de 1 312 films provenant de 81 pays ont été soumis, révélant ainsi l’écho international du festival. L’atmosphère en harmonie avec la nature de Düzce s’est mariée au langage universel du cinéma contemporain.

Les salles de projection sont devenues des temples du cinéma au cœur de la ville : les auditoriums Cumhuriyet et İstiklal de l’Université de Düzce, le Centre culturel Prof. Dr. Erol Güngör, le centre commercial Özdilek, les cinémas du Krempark AVM… Chacun a ouvert le rideau sur une poésie cinématographique différente. Dans chaque salle, résonnait la voix d’un continent distinct : le rythme mystique de l’Asie, la solitude moderne de l’Europe, la résistance ancrée aux racines de l’Afrique…
🌟 Les légendes de Yeşilçam ont illuminé Düzce
Les piliers vivants du cinéma turc, Hülya Koçyiğit et Ediz Hun, ont participé au festival en tant qu’invités d’honneur. Les « Prix d’honneur pour l’ensemble de la carrière » qui leur ont été décernés n’étaient pas seulement une célébration de leur parcours, mais une reconnaissance d’une vie dédiée au cinéma.

L’humilité lisible dans le regard de Koçyiğit, l’élégance empreinte dans la voix de Hun, ont inspiré les jeunes cinéastes et offert au public une douce brise de nostalgie et de fidélité. Les discussions auxquelles ils ont participé nous ont rappelé une fois de plus que le cinéma n’est pas seulement un art, mais un véritable mode de vie.
🏆 Ce ne sont pas les gagnants, mais les récits qui ont triomphé
Le dernier jour du festival, l’auditorium Cumhuriyet de l’Université de Düzce n’a pas accueilli une simple cérémonie de remise de prix, mais plutôt un véritable festin d’histoires.
Les œuvres primées dans les catégories Film de fiction et Film documentaire se sont distinguées par la force de leur narration. Les prix de 75 000 TL, 50 000 TL et 25 000 TL ont été attribués non seulement au talent, mais aussi à l’originalité et au courage narratif. Dans la catégorie Soutien à la production, des aides de 65 000 et 50 000 TL ont préparé le terrain pour l’émergence de nouvelles histoires à Düzce.

Le Prix Spécial de la Préfecture décerné au film sur le thème de la « Famille » a démontré que l’émotion et le sentiment d’appartenance restent parmi les thèmes les plus puissants au cinéma.
🎤 Un cinéma qui pense, parle et se souvient à Konuralp
Les discussions organisées tout au long du festival ont été des espaces non seulement de transmission de savoir technique, mais aussi de philosophie du cinéma. Les paroles d’Ediz Hun, « Le cinéma n’est pas un miroir, mais une boussole », ont profondément rappelé au public que le cinéma est un art qui guide et ouvre des chemins.

L’exposition intitulée « La famille dans le cinéma turc à travers les affiches » et le concert musical sur le thème de Yeşilçam ont offert aux participants un élégant pont entre nostalgie et présent. La soirée s’est achevée sous l’ombre de l’histoire, mais avec un regard tourné vers l’avenir.
🌿 Konuralp : L’écho de l’art au cœur de l’histoire
Avec ce festival, Konuralp a prouvé qu’il n’était pas seulement un hôte, mais pouvait devenir l’un des nouveaux centres du cinéma. Le gouverneur de Düzce, Selçuk Aslan, a souligné le respect du festival pour le patrimoine culturel ; tandis que le vice-recteur de l’Université de Düzce, le Prof. Dr. İlhan Genç, a exprimé comment le monde académique peut s’intégrer à l’art.

Le Festival international du film de Konuralp, dès sa première édition, s’est inscrit non seulement comme un événement, mais comme une nouvelle page dans la mémoire cinématographique de la Turquie. Cette page est une narration écrite ensemble par les pierres, les habitants, les films et les rêves.
✨ Et ainsi…
Le vent à Konuralp ne porte plus seulement les feuilles, mais aussi les histoires qui résonnent sur l’écran. Ce festival n’était que le début. Mais, comme toute bonne histoire, il a commencé par une entrée forte.

🎥 Le Festival international du film de Konuralp à Düzce 2025 — Il est désormais histoire. Mais il s’est transformé en un souvenir cinématographique à se rappeler, un conte urbain.





















































